Jeudi 18 Mars 2010
Récits ,Reportages
       

 

Pique-nique champsaurin

Un grand merci à nos amis  Odette, Vincent et toute leur famille ainsi qu'à Daniel et Fabienne pour nous avoir si chaleureusement accueillis sur leurs terres du Champsaur.

La ronde des produits maison, tourtons - beaucoup ne se souvenaient pas d'en avoir consommé d'aussi délicieux-  pâté , etc. effaça d'entrée les éventuelles fatigues qu'aurait pu générer, chez les cyclistes, le parcours d'approche par le Dévoluy.

Le génépy contribua ensuite à tonifier la pédalée de rentrée.

 

 

Arrêt aux résurgences des Gillardes

Prise de parole présidentielle

Daniel, Martine, Jean Jacques, Vincent, Edith, Odette

Préparation de l'apéro

Avant l'avènement du tout carbone

L'ère du tout carbone

 

 

A l'ombre des parasols

Derrière un rideau de verdure

 

 

 

 

 

 Tour d'Europe

Bernard-tshirt blanc- reçoit d'ultimes encouragements

On discute en attendant le départ

Le kakémono des donneurs de sang bénévoles

Des membres du CSA de Barcelonnette

Le vélo de Monique

Claude Véran et son collègue des Fondus de l'Ubaye

La forte délégation du CC Gap

Bernard enfourche son bestiau

 

 

Petit règlage des bagages

Regroupement à la Batie Neuve

BRM 300 de La Garde

Trois gapençais, Roger, Robert et Jean Jacques,dans la perspective d'une prochaine diagonale, ont participé en ce 1er mai, au BRM 300 de La Garde.

Leur voyage aller ne fut pas sans émotion, un blaireau égaré sur l'autoroute, ne trouvant rien de mieux que de s'immoler sous la calandre du Scénic.

Comme à l'habitude l'organisation du TPG, avec à sa tête l'ami Claudy Gauthier, a été impeccable.

Parmi les 19 cyclos au départ une étonnante féminine, Sophie Matter, qui en septembre dernier a gravi le Ventoux à 7 reprises en 24 heures.

A découvrir sur le site de Vélo-Concept

 

 

Il fait frisquet à 5h du mat, on apprécie le  petit noir

Roger brille de tous ses feux et règle son oreillette, un vrai pro

   

 1er contrôle à Vidauban, entre Roger et Robert, Sophie Matter

 On les retrouve sur la route après Lorgues

   

 Entrée de Villecroze

Vue de Moustiers Ste Marie

   

 Puimoisson

 Ravitaillement- repas sur la place de Puimoisson

 

 

 Plateau de Valensole, à l'horizon les sommets enneigés

 Un col qui illustre le coup de cul

   

 Beaumont de Pertuis

 La route de Jouques

 

 

 

 

 

 

 

 

Ballade du Jean heureux  

Départ de Rémuzat 1

Départ de Rémuzat 2

La vallée de l'Eygue, à l'horizon le col de Soubeyrand

Le vol du vautour

En route vers Curnier

Direction Sainte Jalle

   

 On en termine avec le col d'Ey, ce n'est pas une voiture suiveuse

 Dédé aérien

   

 Regroupement au sommet du col

 La plongée sur Buis les Baronnies

   

 Roger en manque d'air (dans le pneu!) sous le regard de Robert

 La route de Propiac

   

 Le col de Propiac(on l'aura deviné)

 Encore des côtes mais plus gouleyantes celles ci

   

 Arrivée à Mirabel pour le casse croûte

 Le Cannondale tout neufde Jean, aux couleurs Liquigas

Triangle Perpignan-Strasbourg-Brest
14-28 juin 2005
Fiche technique
Participants et matériel
Robert Isoard, 63 ans, CC Gap
Randonneuse légère Follis, roues 700x23, plateaux 50-40-30, pignons 12-13-14-15-16-18-20-22-25
1 sacoche de guidon ,1 sacoche fixée à la selle, 1 sac à dos
Tréguer Jean Jacques, 62 ans, CC Gap
Randonneuse Bouquet, roues 700x23, plateaux 52-42-28, pignons 14-16-18-21-24-28
1 sacoche de guidon, 1 sacoche sur porte bagage arrière
Kilométrage
Perpignan- Strasbourg : 971 Km en 3 étapes (4 prèvues à l’origine)
Strasbourg- Brest : 1091 Km en 4 étapes
Brest- Perpignan : 971 Km en 4 étapes
Total : 3133 Km en 11 étapes soit une moyenne de 284,5 Km
Conditions météorologiques :
Temps caniculaire hormis 2 matinées en Bretagne et la dernière étape.
Incidents :
1 chute
3 crevaisons liées à la médiocre qualité des pneus (Michelin Erilium)
Nuits
Sur les 9 nuits du parcours :
7 à l’hôtel, ,1 à la belle étoile, 1 sur le vélo (choix délibéré car il y avait de la marge pour dormir)
 
Avant- propos
Lors d’une rencontre régionale organisée par ses soins à Montpellier, Jean Pierre Ratabouille nous avait fait part de la félicité qui avait été la sienne à l’issue d’un triangle.
Dans la perspective encore éloignée d’un 2ème cycle pour Robert et d’un 1er pour moi nous avons souhaité, nous aussi, y goûter.
Au jeu d’échecs, une autre passion, trianguler est une manœuvre fort subtile qui consiste à revenir, après quelques coups, à la position de départ mais en ayant cédé le droit de jouer à son adversaire.
On peut trouver une analogie avec le diagonaliste qui triangule pour, après plusieurs étapes, revenir également à sa case de départ.
Dans la même veine on pourrait ajouter que dans ce jeu seul les fous évoluent en diagonale, atténuons toutefois la férocité sous jacente du propos en précisant que leur équivalent anglais se nomme « bishop » qui se traduit par « évêque».
Ne concluons pas pour autant que les évêques, pas plus que les diagonalistes d’ailleurs, sont tous des fous.
Au fil de la route
Perpignan-Strasbourg
 
Etape 1, mardi 14 juin, 05h00-19h30, 288 Km
Perpignan, Narbonne, Béziers, Pézenas, Gignac, Saint Martin de Londres, Quissac, Uzès, Bagnols sur Cèze, Pont Saint Esprit.
Ciel dégagé après les averses orageuses de la nuit, vent faible, c’est sous d’excellentes conditions que nous abordons ce premier côté du triangle.
Patatras, à peine 2 à 3 Km d’effectués, voilà qu’à la sortie du  passage à gué menant sur Pia, Robert signale une crevaison à sa roue arrière pourtant équipée d’un pneu tout neuf.
Je glisse la carte postale de contrôle dans la boite aux lettres de Rivesaltes et nous filons sur la RN 9,
direction Narbonne.
Nous roulons bon train et atteignons la cité narbonnaise avec un peu d’avance sur le prévisionnel, toujours une bonne chose pour le moral.
A la sortie de Béziers un automobiliste nous double et nous interpelle.Il s’agit de Jean Pierre Ratabouille, qui, à notre allure, a deviné en nous des diagonalistes. On se donne rendez-vous sur la place Molière de Pézenas où nous devons satisfaire à un contrôle.
Jean Pierre vient de boucler son 2ème cycle de diagonales et n’envisage pas d’en retâter. En nous voyant repartir, selon ses dires, « frais comme des gardons » j’ai, toutefois, eu le sentiment qu’il nous enviait un peu et que sa décision ne serait pas définitive.
Notre itinéraire s’inscrit maintenant dans la vallée de l’Hérault. A la sortie de Gignac, route barrée pour travaux et déviation, on se renseigne à la boulangerie. La jeune et bien sur accorte patronne impressionnée par notre périple fait sortir les mitrons du fournil afin qu’ils puissent, de visu, contempler les deux forçats de la route lancés vers Strasbourg.
Nous évoquons Victor Sieso, éminent diagonaliste, en traversant sa commune d’Aniane. Dans les rampes qui succèdent les premiers chants de cigales annoncent une chaude journée.
Avant d’aborder le Pic Saint Loup nous observons une petite pause rafraîchissement sous les ombrages de Saint Martin de Londres.
« Brestalou », ainsi se nomme le ruisseau séparant les départements de l’Hérault et du Gard. Sa première syllabe me fait de suite « voyager » à Brest. Coïncidence, voici peu après un enfant de la région brestoise venant à notre rencontre. Il s’agit de Christian Cariou, un mien cousin désormais installé près d’Alès.Tombé dans la potion diagonaliste dès sa plus tendre jeunesse, il envisage après une longue interruption, de reprendre du service.Nous accomplirons le reste de l’étape en sa compagnie.
Le contrôle de Moussac se gagne au terme d’un violent coup de cul qui nous propulse au seul bar du bled.
Sur Uzès le ciel s’assombrit de plus en plus, l’orage menace. Nous en essuierons, fort heureusement, que la queue, avant Bagnols sur Cèze.
Pont Saint Esprit, terme de l’étape, est atteint à 19h30 avec plus d’1h30 d’avance sur le tableau de marche. Christian nous suggère de « pousser » gentiment une heure de plus. Un bon conseil au regard du déroulement de la suite mais nous en restons là.
Un excellent et copieux dîner pris ensemble conclue une journée en tous points exemplaire.

 
Etape 2, mercredi 15 juin, 04h30-20h20, 273 Km
Pont Saint Esprit, Le Teil, Tournon sur Rhône, Condrieu, Vienne, Loyettes, Lagnieu, Neuville sur Ain, Villereversure gare.
Petit déjeuner sommaire sous forme de Nescafé soluble dans l’eau chaude du robinet et de petits Lu.
De suite la présence d’un léger vent du nord laisse présager une étape délicate. La remontée du couloir rhodanien particulièrement fastidieuse va le confirmer, à aucun moment nous n’arriverons à « embrayer ».
Peu après Bourg Saint Andéol des sangliers surgissent d’un champ de maïs où ils se sont goinfrés, et traversent la route.
Au contrôle du Teil, à notre tour de nous remplir la panse avec un robuste petit déjeuner. La nourriture reste la préoccupation basique de l’espèce vivante.
12h40 Contrôle à Condrieu et rapide pique nique.J’en profite pour contacter l’hôtel prévu pour ce soir à Saint Julien sur Suran.On m’informe que le service est à 19h30 et qu’après 21h00. On ne reçoit plus. Avec les 140 bornes restant à accomplir ce n’est pas gagné.
Le Rhône franchi, faute de trouver une autre possibilité, nous entrons dans Vienne par une section interdite aux vélos.
Je conserve un mauvais souvenir de la traversée de la ville, chaleur, trafic, travaux, chaussées délabrées, cafouillage pour en trouver la sortie.
Nous entrons dans une phase de grignotage des kilomètres, un seul objectif progresser sans penser plus avant.
Nouveau franchissement du Rhône à Loyette, charmante localité martyrisée par le trafic routier. Dans un « point chaud » où l’on vend également du frais, on ingère quelques munitions arrosées d’1,5 litre de coca cola.
Tiens la centrale atomique du Bugey ! Si celle de Cruas ce matin était prévue, celle-ci par contre ne l’était pas. A l’aide de la carte nous corrigeons l’erreur de navigation par un itinéraire bis, pas trop coûteux en distance.
Après le pointage de Neuville sur Ain une rude montée fait passer de la vallée de l’Ain à celle du Suran.
Ayant fait notre deuil de l’hôtel de Saint Julien nous confions la recherche du gîte et du couvert à la divine providence.
Dans un talus, un panneau quelque peu défraîchi annonce un « routier » à Villereversure–gare.
Pas de chance c’est le jour de fermeture hebdomadaire, toutefois dans la cour ça s’active autour d’un barbecue. Robert va aux nouvelles et négocie une chambre. Nous sommes également conviés à partager les grillades avec les pensionnaires, des ouvriers portugais d’un chantier voisin.
 
Etape 3, jeudi 16 et vendredi 17 juin, 04h30-06h00, 410 Km
Villereversure gare, Lons le Saunier, Champagnole, Pontarlier, Morteau, Maiche, Audincourt, Delle, Dannemarie, Ensisheim, Neuf-Brisach, Marckolsheim, Strasbourg
Au petit déjeuner pris à Lons le Saunier à 07h40 nous accusons 2 heures de retard sur le tableau de marche. Ce retard continuera de prospérer pour atteindre les 4 heures au contrôle de Maiche.
Nous apprendrons plus tard avoir, pour cette raison, raté la rencontre avec Frederik Alberda.
Pourtant ce matin la forme est bonne et rouler dans la verdure et la fraîcheur jurassiennes demeure un régal.
Reste le relief que, notamment entre Lons le Saunier et Pontarlier, l’on qualifiera d’exigeant.
Rechargés en calories au Mac Do de Pontarlier nous allons désormais suivre jusqu’à Dannemarie un itinéraire découvert lors d’un Tour de France randonneur.
Alors que jusque là on « ramait » la rapide descente de Maiche sur Saint Hippolyte nous relance totalement au point qu’à Dannemarie atteinte à 20h40 le retard a diminué d’une heure.
Il nous reste 132 Km à accomplir avec un délai s’achevant à 11h00 le lendemain.
Nous décidons de bien nous restaurer dans une pizzeria et d’embrayer jusqu’à Strasbourg.
Choix stratégique effectué en dépit du mauvais souvenir laissé par une démarche similaire l’an dernier lors d’un Menton- Hendaye où nous avions galéré dans le final faute d’avoir dormi un peu alors que nous avions de la marge.
A 22h15, en configuration nuit, nous reprenons une route désespérément plate, pas la moindre descente pour soulager un fessier endommagé et des pieds douloureux.
Le pointage d’Ensisheim s’effectue par carte postale, l’horloge publique affiche 00h15.
La remontée de la plaine d’Alsace à partir de Neuf- Brisach avec une chaussée fort rugueuse parait d’autant plus interminable que nous manquons de « gaz » et que le besoin de sommeil s’installe.
A Bouzheim il nous faut marauder on bon quart d’heure dans le bourg pour découvrir la boite aux lettres où déposer notre carte de contrôle.
Au petit matin nous entrons enfin dans Strasbourg encore déserte par le quartier de la Meineau.
Il est 06h00 quant la jeune et avenante policière valide nos carnets.
En attendant de récupérer notre chambre d’hôtel, pas disponible avant 11h00, nous piquons un roupillon sur les bancs publics au bord de l’Ill.
La soirée, après une sieste réparatrice, s’achèvera devant une choucroute bien arrosée.
 
Strasbourg- Brest
 
Etape 1, dimanche 19 juin, 05h00-20h 00,290 Km
Strasbourg- Mutzig- Schirmeck- Raon l’Etape- Baccarat- Bayon- Vézelise- Gondrecourt le Château- Joinville- Brienne le Château
Remis en condition après quasiment deux jours de repos nous reprenons le chemin du commissariat de police.
Le coup de tampon nous libère à 05h00.
Quelques belles de nuit achèvent leur vacation alors que nous entamons la notre.
De suite j’apprécie le confort procuré par le couvre selle en gel acheté chez Charly Grosskost. Je me féliciterai de cet investissement jusqu’à la fin de notre aventure.
En avant la Mutzig ! Une diagonale ce n’est pas de la petite bière, dépôt de la carte contrôle.
A Schirmeck nous abandonnons la vallée de la Bruche pour attaquer le col du Donon déjà escaladé en 2001
La montée régulière fait monter la température corporelle que la très longue descente sur Raon l’Etape se chargera ensuite de faire baisser.
A Raon, Francine et Alain, Schauber, en tandem, nous attendent en compagnie de Guy Leduc.Celui ci est, comme nous, lancé sur Strasbourg- Brest premier côté d’un triangle. Nous roulons de concert tout en devisant de choses et d’autres.
Dans un passage sous une voie express Robert, placé dans la roue du tandem, ne voit pas la bordure du trottoir et se paie une spectaculaire cabriole.
De suite on fait l’état des lieux, le côté gauche a souffert avec des ecchymoses au niveau du genou, du haut de la cuisse et du coude. Mais c’est l’épaule, qui a également dégusté, qui causera le plus de soucis les jours suivants. En ce qui concerne le destrier pas de bobo apparent.Le temps de tout remettre en ordre et l’homme étant particulièrement solide nous reprenons la route.
Peu après le peloton s’étoffe de deux unités avec l’apport de Marie Meyer et Jean Marie Maillard.
En cette matinée dominicale nous apprécions le plaisir simple et vivifiant de pédaler allégrement à travers le pays lorrain.Bayon atteint à 11h30 représente un point de contrôle.
Guy Leduc poursuit sa route.
Jean Marie et Marie nous quittent pour rejoindre leur domicile en nous laissant en souvenir des sachets de véritables bergamotes de Nancy.
Avec Francine et Alain nous pique niquons au bord du petit bassin agrémentant la place du village.
 
Après les avoir remercié pour leur soutien nous reprenons le fil de notre itinéraire.
Toujours sous la chaleur mais à train correct nous additionnons les kilomètres.
Arrêt à Joinville au bord de la Marne, à la fois pour satisfaire le contrôle et irriguer les gosiers, des panneaux signalent le prochain passage du Tour de France.
Quelques rampes encore et les platitudes auboises apparaissent
L’hôtel retenu à Brienne le Château se situe en réalité à la Rothière, 5Km au sud, d’où un petit crochet d’un coût de 10 Km.
Etablissement de bon aloi et escale réparatrice dans un secteur où le séjour de Napoléon constitue un fort argument touristique.
 
Lundi 20 juin, 05h00-20h20, 265 Km
Brienne le Château, Arcis sur Aube, Méry sur Seine, Montereau Fault Yonne, Fontainebleau, Etampes, Chartres
Ce matin notre route épouse d’abord la vallée de l’Aube puis ensuite celle de la Seine à partir de Méry sur Seine.
Hors quelques oasis de verdure inhérents aux rivières on ne peut pas dire que le paysage soulève l’enthousiasme à moins, avec un puissant effort d’imagination, de considérer les gigantesques silos comme des pyramides des temps modernes.
Un trafic fort dense rend le tronçon de N19 de Méry à Nogent Sur Seine infernal, par bonheur çà se calme un peu quand nous bifurquons sur la D951 vers Montereau.
Soudain un bruit de pétard de 14 juillet, la roue arrière de Robert vient d’éclater.
Le pneu,Erilium Michelin, neuf au départ est dans un état pitoyable,a croire que c’est une vieille enveloppe qui aurait été montée.
L’Hutchinson de secours prend du service.
Lestés des provisions effectuées au Champion de Montereau nous nous extrayons par une forte rampe du magma circulatoire pour casser la croûte sous les frondaisons du bois de Valence.
La canicule laisse présager un difficile après-midi, il le sera.
Une halte à Fontainebleau permet de recueillir un coup de tampon et de refaire les niveaux avant d’entamer la traversée de la forêt.
Notre énergie s’étiolant les vallonnements précédant Etampes prennent une dimension insoupçonnée.
Nouvel arrêt carburant dans une station d’Etampes d’où nous prenons la direction « Chartres-Rambouillet » affichée sur le panneau indicateur.
Dans les espaces beaucerons un vent pervers joue les limitateurs de vitesse ,20km/h maximum.
Au bout d’une heure ayant plein les godasses on s’assoit dans un fossé de la Garancière en Beauce pour, selon l’expression de Robert, «  manger un bout ».
Quelques hectomètres plus loin, au franchissement de l’autoroute je m’aperçois que la direction Chartres n’est plus indiquée, seule subsiste celle de Rambouillet.Bizarre.
L’examen de la carte résout l’énigme.Comme des bleus nous n’avons pas vérifié le numéro de la route à la sortie d’Etampes et avons aveuglément suivi la route préconisée aux voitures.
L’itinéraire de rattrapage se solde par un rabiot de 10 bornes.
Quelques tergiversations dans les ZAC de Chartres et nous mettons enfin sacoches à terre devant l’hôtel Marmotte. Il est 20h20.
Repas sur place et dodo en compagnie de nos vélos remisés dans la chambre.
 
Etape3, mardi 21 juin, 04h00-20h45, 271 Km.
Chartres, Nogent le Rotrou, Bellême, Mamers, Fresnay sur Sarthe, Villaines la Juhel, Gorron, Fougères, Sens de Bretagne, Vieux Vy sur Couesnon.
Lancés sur la rocade à 4 voies nous en sortons par la RN 23 au lieu de la D921 prévue mais que nous n’avons pas repérée.
Nous la conservons pour gagner Nogent le Rotrou siège de notre petit déjeuner.
La route de Bellême s’enfonce franchement dans les rudes pentes des collines du Perche, les camions fort nombreux nous obligent à rouler en lisière du bitume.
A partir de Mamers l’itinéraire suit les traces du Paris-Brest, faisant remonter en notre mémoire souvenirs et sensations.
Pointage à Fresnay sur Sarthe, nous sommes encore dans les prévisions horaires.
La chaleur et le relief poursuivent toutefois leur long et patient travail d’usure.
A Villaines la Juhel nous nous payons le restaurant. Bonne table, service rapide, on embrayerait bien sur une bonne sieste.
Comme souvent l’après-midi nous verra peu à peu accumuler du retard.
Nous faisons le plein à la station service Total de Gorron dotée d’une boutique avec boissons fraîches.
De plus en plus nous délaissons les bars aux tarifs prohibitifs au profit d’épiceries, boulangeries, « points chauds » etc. où l’on trouve à se désaltérer à un coût moindre.
Dans Fougères, Robert repère les cycles Chan-Sin Il y fait l’emplette de chambres à air et d’un pneu de secours « Méganium » Michelin. On en profite également pour pointer les carnets.
Il est 19h et le terme de l’étape, Tinténiac, parait encore bien loin.Nous décidons de rouler jusqu’à Sens de Bretagne où nous aviserons sur place.
Sur place la seule ressource hôtelière observe sa fermeture hebdomadaire.
Ici la Providence, en la personne de la factrice, mais cela on le saura plus tard, vint une nouvelle fois à notre secours.
L’informant de notre problème alors qu’elle regagnait son domicile en voiture avec son petit elle nous dit d’attendre, le temps de passer chez elle. Quelques minutes plus tard elle revient. Elle nous a dégotté le gîte et le couvert à Vieux Vy sur Couesnon, une localité que nous avons traversée il y a 5 Km, mais en la circonstance une telle facture kilométrique passe au second plan. Vive le service public !
 
Etape 4, mercredi 23 juin, 04h00-19h55, 265 Km
Vieux Vy sur Couesnon, Tinténiac, Quédillac, Collinée, Montcontour, Corlay, Carhaix, Huelgoat, Sizun, Loperhet, Brest
Ce matin changement de décors, un brouillard épais et froid nous contraint à sortir des équipements délaissés depuis le départ.
Particulièrement tenace il se dissipera vers 8 heures à l’approche de Collinée, après 90 Km de route.
Les estomacs qui criaient famine trouvent enfin matière à se satisfaire au travers d’un solide petit déjeuner.
J’alerte mon frère Daniel à Loperhet afin qu’il nous apporte le ravitaillement lors de notre passage à Carhaix.
Sous le soleil à nouveau présent nous traversons le centre Bretagne.
Avec une bonne demi heure de retard nous entrons dans la capitale du Poher. Comme convenu Daniel nous y attend. Au bar « le Terminus » le patron qui « respecte tout le monde mais encore plus les sportifs » nous offre le café.
A nouveau en selle à14h40 nous avons jusqu’à 21 heures pour arriver à Brest.
 
 
Nous optons pour la variante  Huelgoat certes un peu plus longue que la route directe mais plus souple et plus tranquille.
A la sortie d’une section en cours de goudronnage nous avons la désagréable surprise de voir nos pneus s’enrober d’une gangue de gravillons. Cà frotte de partout. Il nous faudra 20 minutes, couteau en main, pour en venir à bout !
En résulte une poussée d’adrénaline qui nous fait descendre le Roc Trévézel la poignée en coin pour reprendre l’expression des motards.
La dernière carte postale déposée à Sizun nous retrouvons mon frère cette fois ci sur son vélo.
Une ultime tournée au bar du Queff et après Loperhet nous gagnons Brest par le pont Albert Louppe interdit aux voitures et le port de commerce, un itinéraire à mon sens plus aisé et plus tranquille que celui transitant par Landerneau et Guipavas.
A 19h55 nous nous présentons au commissariat de police où nous apprenons que Yves Leduc est passé à 17h30.
 

Vallée de la Bruche de bon matin
Escale à Bayon devant la pâtisserie
L'abreuvoir de Gondrecourt

 
Le château de Fougères
Le casse croûte de Carhaix
Sur le pont de Plougastel

Brest-Perpignan
 
Etape 1, samedi 25 juin 04h00-20h20, 308 Km
Brest Loperhet, le Faou, Pleyben, Gourin, Guémené sur Scorff, Pluméliau, Malestroit, Redon, Blain,
Carquefou
Après deux jours de repos réparateur dans la famille, la route reprend ses droits.
Au départ nous saluons un diagonaliste en partance pour Menton. Il quitte Brest par l’option nord, celle de Landerneau Sizun, alors que pour notre part nous allons emprunter l’ancienne route de Quimper.
La carte postale de départ est déposée à Loperhet ma commune natale. L’itinéraire que j’ai concocté,  présente une première centaine de kilomètres physiques, suivent ensuite de belles séquences roulantes.
Le plafond nuageux génère une fraîcheur favorisant la carburation.
De nombreuses voitures garnies de vélos nous dépassent, elles se dirigent sur Callac où 6.000 participants sont attendus pour la cyclosportive « Pierre le Bigault »
A plusieurs reprises nous traverserons des communes pavoisées pour l’évènement.
A Chateauneuf du Faou nous faisons connaissance avec le canal de Nantes à Brest avant d’attaquer le franchissement des Montagnes Noires.Celui s’effectue au col de Toullaêron l’un des trois cols du Finistère, les deux autres étant ceux de Trédudon et du Menez Hom
Les grosses difficultés sont désormais derrière nous et sous un ciel toujours gris nous progressons bien. Nous déjeunons sur les bancs au pied de l’église de Pluméliau, les cloches sonnent à toute volée pour un baptême.Au bar d’en face nous prenons deux grands cafés et recueillons le coup de tampon.
 A l’énoncé du prix des cafés, Robert reste interdit au point que le patron s’en inquiète. C’est moitié prix des tarifs habituels !
La vallée de l’Oust sert de guide au canal de Nantes à Brest et nous mène à Malestroit, petite cité de caractère.
Le soleil réapparaît et la chaleur se fait de plus en plus prégnante
Bref arrêt dont je profite pour me masser des arpions douloureux, un de mes points faibles.
Halte bar à Redon, pause boulangerie et contrôle à Blain, néanmoins entre temps çà roule.
19h50, nous atteignons Carquefou croyant en avoir terminé.Que nenni ! Il faudra batailler près de 40 minutes pour trouver l’hôtel Marmotte dans le labyrinthe des ZAC. Enervant.
D’un prix raisonnable les hôtels de cette chaîne servent les repas jusqu’à 22h00. Leur handicap réside dans la difficulté à les localiser dans les zones d’activités, facile en voiture, pas toujours évident en vélo.
Etape2, dimanche 26 juin, 04h30-23h30, 284 Km
Carquefou, Vallet, Clisson, Les Herbiers, La Châtaigneraie, Niort, Chef Boutonne, Aigre, Angoulême, la Roche Beaucourt Argentine
Par le pont de Thouaré nous entrons dans le pays du muscadet. Sur notre flanc ouest l’orage gronde au dessus de Nantes.
Des jeunes achevant leur nuit devant la salle des fêtes du Loroux Bottereaux et quelque peu imprégnés se mettent à gesticuler à notre passage.
Après Clisson dite « l’italienne » en raison de son architecture nous pénétrons en Vendée qui cette année accueille le départ de la Grande Boucle.
Nombre de bourgs arborent des décorations en l’honneur de l’évènement.
Notre cadence, se ressentant de l’absence de petit déjeuner, manque de tonicité.
Déception aux Herbiers, pas de troquet ouvert donc pas de café. Nous associons nos croissants à l’eau fraîche, pas terrible.
A la Chateigneraie, patrie de Jean René Bernaudeau, nous trouvons enfin le breuvage tant espéré.
Il est quasiment 10h00.
De suite on en ressent les effets sur l’agréable route menant à Coulonge
Peu à peu les talus disparaissent au profit de grands espaces cultivés.
A Niort écrasée sous la canicule peu de restaurants ouverts, c’est dimanche, nous jetons notre dévolu sur un kebab semi ambulant « Chez mon ami Hasan » stationné devant un complexe cinématographique et disposant de tables sous de grands arbres.Ignorants de l’actualité nous apprenons qu’aujourd’hui on fête le 7ème art.
Le service d’Hasan se caractérise par une grande célérité  Le plat est copieux et pas cher, de plus il y a un tampon pour le contrôle.
La chaleur nous plombe et sur un terrain pourtant dépourvu de toute difficulté nous peinons.
A Chef Boutonne, pays du fromage de chèvre, c’est la fête au village.Nous en profitons pour nous désaltérer en abondance.
Plein sud désormais notre progression demeure toujours aussi laborieuse.
Parvenus à Angoulême je m’inquiète de l’hôtel prévu à Roche Beaucourt, pas de réponse au téléphone.
Changement de stratégie : dîner à Angoulême et poursuite de la route jusqu’au terme de l’étape quitte à dormir à la belle étoile.
C’est à ce genre d’initiative prise dans l’adversité que l’on reconnaît les grands capitaines.
Le parc de Rochebeaucourt, atteint à 23h30, se révèle accueillant avec des sanitaires impeccables et des bancs en béton suffisamment larges pour qu’on puisse s’y allonger.
 
Etape 3, lundi 27 juin, 03h30-19h00, 214km
La Roche Beaucourt Argentine, Riberac, Mussidan, Bergerac, Villeréal, Montflanquin, Fumel, Tournon d’Agenais, Lauzerte, Lafrançaise, Montauban
Départ à la fraîche et en dépit d’une nuit caractérisée par un sommeil en pointillé la pédalée s’avère relativement incisive.
Dans Ribérac une déflagration déchire le silence matinal, ma roue arrière vient d’éclater, l’Erilium a rendu l’âme.Le Méganium fougerais prend le relais
A Mussidan, situé au bord de l’Isle, nous prenons le petit déjeuner avant de poursuivre sur Bergerac où nous pointons à peu près dans les temps.
Par un pont enjambant la Dordogne nous sortons de la ville par une sévère montée agrémentée d’un bon vent de face.Ici commence un long et pénible cheminement qui ne s’achèvera qu’au terme de la journée.
Les serres du Quercy, selon l’expression de G Jaccon, aux rudes reliefs alliés à la canicule vont laminer nos forces.
L’excellent repas pris sur les hauteurs de Montflanquin, dans un restaurant avec vue imprenable, ainsi que les multiples arrêts boisson ne parviendront pas à raviver celles-ci.
A Tournon d’Agenais, sur une chaussée en travaux j’enregistre une crevaison, par pincement, de la roue arrière.
Fourbus et saturés par la succession apparemment sans fin de côtes nous sortons la carte pour y chercher, à l’analyse du parcours résiduel, quelques motifs d’espoir.
Lafrançaise correspond à la fin des difficultés, mais nous sommes morts. D’un commun accord, faisant fi du retard accumulé, 50 Km environ, nous décidons de faire étape à Montauban. Le réveil du lendemain sera ajusté en conséquence.
Vers 22h30 repus et recrus nous mettons au lit dans un hôtel du centre ville.
 
Etape 4, mardi 28 juin, 03h30-18h45, 265 Km
Montauban, Lavaur, Puylaurens, Revel, Castelnaudary, Limoux, Quillan, Axat, Estagel, Perpignan.
La sonnerie du portable nous sort du lit. Dur !
Pour cette dernière étape on ne part pas le ventre creux, au menu, boite de pâté Hénaff -« le pâté du mataf » comme on dit en Bretagne- transporté depuis Brest, un bout de baguette, une orange.
Après quelques égarements sur la rocade nous finissons par trouver la départementale longeant le Tarn.
Si les orages annoncés n’ont pas éclaté par contre des coups de vent se sont produits durant la nuit.
Morceaux de bois et branches tombés des arbres parsèment le bord de la chaussée, il faut rester vigilant.
A Saint Sulpice nous trouvons du café mais pas de croissants.
Celà n’altère pas notre cadence qui ce matin se révèle tout à fait correcte.
Notre itinéraire rejoint, à Saint Paul Cap de Joux, celui emprunté lors d’un Dunkerque –Perpignan, évoluer sur des routes connues représente toujours un petit avantage.
Nous pointons à Revel sur les coups de 9h00.Il nous reste 12heures pour effectuer 160 Km, tout baigne d’autant plus que la température a baissé.
Des tressautements de plus en plus prononcés affectent ma roue avant, je m’arrête pour en identifier l’origine.
Damned ! Le pneu, encore un Erilium, part en biberine, un renflement prospère et la toile commence à se défaire.
C’est le 3ème pneu sur les quatre mis neufs au départ qui foire.
On peut déplorer que la maison Michelin ait commercialisé un tel modèle, semblable extérieurement à l’ancien, mais sans la qualité.L’acquéreur non averti, qui n’a pas remarqué la mention en très petits caractères « made in Taîwan » au lieu de « made in France » en gros caractères se trouve floué.
Au fond de son modeste magasin un sympathique marchand de cycles fait de la résistance à Castelnaudary.C’est le dernier Mohican vélociste de la ville.
Il me dégotte un bon Bertin français et me le monte en lieu et place de la daube asiatique. Je lui achète également un pneu pliant de secours.
L’informant que nous devons être à Perpignan avant 21 heures il nous répond « Vous y serez messieurs » et d’ajouter « vous allez vous régaler ».
Forts de cette perspective nous repartons sous un ciel aux tendances orageuses générant par moments des bourrasques inattendues et quelques gouttes de pluie.
En toute sérénité nous déjeunons sur la place centrale de Limoux.
Nous essuyions la première averse, fort modeste, de notre parcours, dans la traversée de Quillan.
La montée du col de Campérié ne constitue plus qu’une formalité avant de dévaler sur Perpignan.
Après le dépôt de l’ultime carte contrôle à Estagel on se paie un coup à boire.
Le revêtement de petit col de la Dona demeure toujours aussi rugueux, la décharge « contrôlée » au delà du sommet a par contre été fermée, mettant un terme à la noria de camions qui l’alimentaient.
A 18h45 le coup de tampon de la D.D.S.P de Perpignan achève d’agrémenter notre 3éme et dernier carnet de route.
« Pas mécontent d’arriver » tel sera mon unique commentaire de l’instant.
Jean Jacques Tréguer
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 Diagonale Menton – Hendaye
17- 20 mai 2004
992 Km
 
 
Équipage:
  • Robert Isoard, 62 ans, CC Gap
Randonneuse légère Follis, roues 700x23, plateaux 50-40-30 pignons 12-13-14-15-16-18-20-22-25
1 sacoche de guidon ,1 sacoche fixée à la selle
  • Tréguer Jean Jacques, 61ans, CCGap
Randonneuse Bouquet, roues 700x23, plateaux 52-42-28, pignons 15-17-19-21-23-26
1 sacoche de guidon, 1 sacoche sur porte bagage arrière
 
Etape 1, lundi 17 mai, 05h00-20h30, 298Km
Menton, Nice, Grasse, Draguignan, Salernes, Rians, Charleval, Mouriès, Arles
Après un petit déjeuner à base de Nescafé soluble dans l’eau chaude du robinet et de madeleines de Commercy, c’est par une douce température que nous gagnons le commissariat de police.
Des voitures rentrent de patrouille au moment où nous enfourchons les machines.
A allure modérée nous attaquons la montée vers la Turbie où se situe le premier contrôle carte postale.
La traversée matinale de Nice emprunte la piste cyclable de la Promenade des Anglais. Quelques joggeurs battent le bitume, d’autres lève-tôt font pisser les chiens.
Sac de nœuds routiers à la sortie de Cros de Cagne,pas d’indication de la direction Grasse ,après franchissement à pied de terre- plein il faut exhumer la Michelin pour se remettre dans le bon sens.
La longue montée vers Grasse s’accompagne d’un trafic de plus en plus prégnant. La ville elle-même étouffe déjà dans les embouteillages, dont nous nous jouons par de savants slaloms.
Le soleil nous fait sortir la tenue d’été pour affronter les multiples pentes agrémentant le parcours vers Draguignan.
Le souffle chaud des camions s’approvisionnant dans les carrières de la région nous caresse l’échine.
11h15, contrôle rafraîchissement à Draguignan, le plan de marche est respecté, nous projetons le casse-croûte à Salerne.
A 13h00, Opinel en main ,sur la place du village, nous ferraillons avec les tranches de jambon et de saucisson.
Quelques applications de crème solaire, les fessiers pommadés, la route reprend ses droits.
Peu après Varage voici Jean Paul Dréno venu à notre rencontre.En dépit d’un 200Km Audax effectué la veille en tant que capitaine de route il affiche une pédalée aérienne. Tout en roulant, nous discutons le bout de gras.
Pause rafraîchissement à Jouques, Jean Paul n’ignorant pas mes origines sort des parts de gâteau breton. Que voilà un produit qui vaut toutes les barres énergétiques de la création, il nous gratifie en sus d’une pâte de coing maison à consommer plus tard, quand nous ferons dans le dur. Nous nous séparons peu avant Puy Sainte-Réparade
Contrôle à Charleval, coca glacé pour moi, grand crème pour Robert, chacun ses habitudes n’est ce pas.
Nous filons désormais bon train en longeant les Alpilles.Au bout de la ligne droite d’Aureille une voiture à l’arrêt et son conducteur qui fait des grands signes, il s’agit de Bernard Vianès d’Istres.Il n’est pas venu les mains vides, du coffre il sort les boissons fraîches et les petits gâteaux.Quelques minutes d’arrêt, qui paraissent toujours trop courtes quand on rencontre un ami, et nous remettons les gaz vers Arles.
A 20h30 nous investissons l’hôtel « 1ère Classe », cette nuit nous partagerons la chambre avec nos montures.
Un excellent et copieux repas au « Restaumarché » tout proche clôture dignement une journée d’où se dégage le sentiment de la besogne bien accomplie.
Etape 2, mardi 18 mai, 05h00-20h15, 270 Km
Arles, Aigues-Mortes, Palavas les Flots, Sète, Agde, Béziers, Narbonne, Saint- Laurent de la Cabrerisse, Couiza, Espéraza.
04H00, le portable sonne le réveil.Modeste petit déjeuner avec les provisions de bord mais, quand même, du café chaud provenant du distributeur automatique de l’hôtel.
La traversée de la Camargue s’effectue dans le brouillard.Fort heureusement la route est dotée d’une belle sur largeur procurant une relative sécurité.
Au Graud du Roi nous négligeons un bar pour finalement pointer dans une boulangerie.Nous le regretterons car il nous faudra ensuite faire 30 Km et atteindre Villeneuve les Maguelonne,où une crevaison affectera de surcroît Robert, avant de pouvoir satisfaire notre envie de café.
Une pittoresque piste cyclable, serpentant autour de la route en bord de mer nous guide jusqu’à Frontignan plages.Nous évitons ainsi la redoutable Nationale Montpellier-Sète.
La traversée de Sète requiert toujours une bonne dose de sang froid.La levée spectaculaire du pont pour permettre à quelques bateaux de gagner le large aura, cette fois ci, constitué un intermède divertissant.
Enfin voici la grande ligne droite menant à Agde coincée entre la Méditerranée et l’étang de Thau. Des camping-cars déjà nombreux stationnent le long de la plage.
Nous cassons la graine au « point chaud » faisant face à la gare de Béziers.
A la sortie de la ville un insecte volant se glisse dans mon maillot et me pique, sans gravité toutefois. Alors que je me rhabille des jeunes cons en bagnole nous aspergent d’un jet d’essuie glace.
Nous contrôlons à Narbonne écrasée sous la chaleur.A Montredon nous quittons enfin l’intense trafic motorisé pour une tranquille départementale qui va nous faire traverser le massif des Corbières.
Un arrêt ravitaillement s’impose à Saint Laurent de la Cabrerisse avant d’aborder la théorie de petits mais rugueux cols qui nous attend, Villrouge, la Tranchée,Bedos.
Sous le soleil nos énergies s’érodent peu à peu. Le col du Paradis qui permet de basculer vers la vallée ce l’Aude ne nous mènera pas au 7ème ciel !
Il est 19h30 quand nous déboulons dans Couiza, et il reste 40 Km, gratinés de 2 cols, à couvrir avant d’atteindre Lavelanet terme prévu de l’étape. Eu égard à notre état de fraîcheur il n’est pas raisonnable d’envisager une arrivée avant 22h00.Les compteurs affichent 19 Km de mieux que prévu sans que nous trouvions d’explications.
Après quelques atermoiements nous décidons d’abréger l’étape, de prendre en compte un retard de 35 Km sur le tableau de marche, et jetons notre dévolu sur la maison du Chapelier d’Espéraza, un «  B and B » tenu par un anglais, Andy. La cité s’enorgueillit d’un musée des dinosaures, y auraient ils quelques spécimens de diagonalistes?
Etape 3, mercredi 19 mai 05h00, jeudi 20 mai 08h35,424Km
Espéraza,Lavelanet,Foix,Saint-Girons,Saint-Gaudens,Tarbes,Pau,Mourenx,Saint-Palais,Cambo les Bains Saint-Jean de Luz,Hendaye.
Après une excellente nuit nous quittons Espéraza à 05h00. Les pentes du col des Tougnets s’avèrent fort aimables.Dans la descente sur Puivert surgissent les fières ruines du château cathare où se réunissait l’élite des troubadours.A quelques siècles d’écart ceux-ci n’auraient certainement pas manquer de chanter les mérites des diagonalistes.
Le col de la Barbourade amorce une longue et fraîche descente sur Lavelanet. Sur notre gauche la neige chapeautant les Monts d’Olme brille sous le soleil levant, superbe.La boulangère, sensible au fait que nous admirons la beauté de la région, nous offre les 2 « jésuites » (gâteau aux amandes) dont on venait de faire l’acquisition. « Elles sont belles nos Pyrénées !» dit-elle en nous remettant les carnets de route tamponnés.
Cette marque de gentillesse réchauffe le cœur, à l’issue de notre périple nous promettons de lui envoyer une carte postale d’Hendaye.
En pleine forme, nous avalons les kilomètres .Après, Foix, Saint-Girons voici Saint Gaudens qui se précise sur les panneaux.. Nous commençons à ressentir les effets de la chaleur, la cadence baisse insensiblement ,les pieds souffrent dans les chaussures,le thermomètre de mon compteur indique 35°C.Une guêpe me pique à l’intérieur de la cuisse.Il est vraiment temps que nous nous arrêtions pour déjeuner.
Plat du jour, mouton à la crème d’ail pâtes, glace, café nous remettent en selle.
En vélo, les après midi représentent en général pour moi les moments les plus difficiles. Un sentiment de saturation se fait jour qui disparaît vers les 17-18 heures. Ce sera encore le cas aujourd’hui.
La montée au plateau de Lannemezan s’effectue par grands paliers.A la lecture des noms de rivières franchies,Save,Gimone, Baïse, affluents de la rive gauche de la Garonne je revis mes leçons de géographie de la communale.La pensée s’échappe ainsi momentanément de la rude contrainte de la progression.
Pause boisson à Tournay, je descends deux baquets de coca glacé tandis que Robert reste fidèle à son grand crème.
Nous en profitons pour définir notre stratégie pour la fin de la diagonale.Pau, distant d’Hendaye de 150 Km, ne pourra être atteint avant 20h00.Au lieu de prendre une chambre pour 2 à 3 heures, autant bien se restaurer,embrayer peinardement sur la nuit et terminer en roue libre.
Dans cette perspective on passe par Tarbes centre afin d’acheter des piles pour mon éclairage.
Quelle galère pour sortir de la ville asphyxiée par la chaleur et les encombrements.Un jeune en VTT nous guidera sur la bonne route.
Deux montées et 30 Km de plat nous attendent.
Par une rocade dotée d’une impeccable surlargeur nous contournons la cité paloise.
Au terme de la rocade, Jurançon, malheureusement dépourvu de restaurant ouvert, il nous faut repiquer vers le centre de Pau.
Après quelques recherches nous finissons par trouver un fort sympathique restaurant de quartier. Y travaillent le père la mère, la fille, le gendre, deux téléviseurs attendent la finale OM- Valence. Le perroquet dans sa cage en terrasse ne s’en émeut guère.
Les hostilités s’ouvrent sur une garbure servie à la soupière.Une découverte pour Robert.Barthez, le goal de Marseille en profite pour concéder un penalty et se faire expulser.
Suivront charcutailles diverses, grillades, fromages salade de fruits et café.
Bien lestés il est 22h30 quand nous nous mettons en configuration nuit.
Les plats 25 Km menant à Mourenx sont digérés en guère plus d’une heure.Nous emportons la magnifique et quelque peu inquiétante vision des « arbres de noël » illuminés des usines chimiques de Lacq.
Quelques sévères coups de cul marquent la sortie de Mourrenx, bizarre, je ne sens pas l’affaire.Un point s’impose.A la lueur d’un lampadaire nous consultons la carte, quand un chien se met à gueuler dans le jardin tout proche. Son propriétaire émerge à la fenêtre de sa chambre.
« Qui va là ?
On cherche la route de Navarrenx. 
A droite direction Vielleségur et maintenant partez ! ».
Nous vérifions longuement sur la carte sans parvenir à nous situer correctement, pendant ce temps  le chien donne toujours de la voix. Sans certitude d’être sur la bonne direction nous nous lançons.
Route étroite, escarpée, dépourvue  d’indication durant plusieurs kilomètres, on commence à s’inquiéter, finalement nous débouchons sur une route plus importante, ouf c’est bien celle de notre itinéraire de base.
Navarrenx, rond point d’entrée, on sort la carte pour finalement suivre scrupuleusement les panneaux «toutes directions» qui après un tour de patelin nous ramènent au point de départ. On en rigole et on ouvre à nouveau la carte.
Cette fois ci on franchit bien le Gave d’Oloron pour prendre en face la D115 qui sert de support au GR 65 empruntés par les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle.
L’étroitesse et la qualité de la route nous amènent par endroits à rouler au pas.A Nabas des chiens jaillissent d’une cour et nous prennent en chasse, prudents nous attendrons le dernier lampadaire à la sortie du bourg pour faire le point cartographique.
 
 
Saint-Palais est atteint à 03h00,petite pause pour changer mes piles,,il nous reste 80 Km à accomplir.La route d’Hasparren que nous avions effectuée en sens inverse en 2001, à l’occasion d’un Tour de France Randonneur, a conservé toute sa rudesse.
La fatigue et le relief aidant nous oeuvrons dans le bois très dur.Nous échangeons peu, les grandes souffrances sont muettes.L’énergie nous manque.
A l’entrée d’Hasparren on mâchouille quelques bricoles, le froid nous gagne, nous nous couvrons au maximum et enfilons les gants longs.
Les kilomètres vers Cambo les Bains, paraissent interminables.Après le contrôle carte postale nous nous allongeons quelques courtes minutes sur la pelouse humide au pied de la boite aux lettres.
Il reste 54Km à accomplir, une rigolade en temps ordinaire, un chemin de croix aujourd’hui.
Le jour se lève et je découvre la beauté du pays basque.Une belle côte pimente l’accès à Espelette.Par moment et de manière fugitive j’ai l’impression que le coup de pédale se raffermit.Probablement l’envie de dormir qui s’estompe peu à peu.
Un solide café,quelques croissants et ça pourrait repartir.
A Saint Pée de Nivelle nous trouverons les croissants mais pas le café.
Néanmoins on se sent mieux, nous croisons des cyclistes légèrement vêtus alors, qu’équipés comme en hiver, nous avons froid.
A Saint Jean de Luz nous nous engageons sur la corniche basque.La vue de mer, l’air du large et la proximité de l’arrivée nous donnent maintenant du cœur à l’ouvrage pour affronter les raidillons agrémentant le parcours.
Nous débouchons dans Hendaye par la rue Santiago au bas de laquelle se situe le commissariat de police.
Le policier en nous remettant les carnets nous souhaite bonne route. sans doute pensait il que nous allions sur Menton !
Faut croire que nous présentions encore un certain état de fraîcheur résiduel que pour notre part ne nous ressentions pas, ou plus sûrement qu’il ne nous avait pas bien regardés.
Jean Jacques Tréguer
 

 

La veille du départ à Menton
Soins des pieds entre Sète et Agde
La pose finale devant le Siantago

 

 
  

 

 

                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    
Expédition en pays camisard
   Séjour Le Vigan    2002 
 
Le château d’Avèze date du XIIème siècle, transformé en centre de vacances il appartint à la famille de Louis Joseph Marquis de Montcalm de Saint Véran (clin d’œil haut alpin ?) oui oui celui là même qui mourut au combat, en 1759, en la Belle Province du Québec à la tête des troupes de la Nouvelle France.
Les mânes d’un aussi illustre personnage ne pouvaient qu’inspirer la brigade de quatorze fantassins en deux roues lancée à la conquête des terres cévenoles et qui avait fait de la forteresse son camp de base. La stratégie longuement mûrie par les capitaines Robert et Jean Jacques permit, par des cheminements connus des seuls indigènes, d’enlever sans coup férir les points névralgiques tels le cirque de Navacelles et le mont Aigoual. Ces exploits ne pouvaient se concevoir sans une intendance de haut niveau, Maryse et Michelle s’en chargèrent en véhiculant les ravitaillements sur les théâtres d’opérations.
Le soir les troupes fourbues ripaillaient au château,certains qui n’en sont pas encore revenus, virent ainsi, véritable miracle, Saint Paulo transformer l’eau en vin.
 
                                                                                                                                              Jean Jacques
 

Brigade égarée en garrigue cévenole 

 
Ici  photos et réflexions de Roger Langelus en Amérique du Sud.

 

06/12/2006
prise de contact

09/12/2006

 bonjour à tous et a toutes . Hier une journee de reve. Le lac NAHUEL HUAPI .toujours aussi beau avec les genets en fleurs et les tres beaux chalets.Aujourd hui je suis a la VILLA ANGUSTURA en direction du CHILI. Journee un peu tourñentee. le bateau est tombe en panne , et je suis passe par une piste dementielle avec ma charge , cela a etait hard. Mais tout va bien , les ARGENTINS et les ARGENTINES sont tres sympas. Voici les photos pour vous donner une idee du coin; la suite  bientot......HASTA luego.Meme pour ceux qui ne lisent pas l espagnol peuvent comprendre.....

 

 

UN peu de nostalgie et j avais toujours pense que le chocolat constipait......c est mon moment de poesie"
 

 

 
14/12/2006

 

Roger se trouve dans la région portant le nombre 11 cerclé de rouge sur la carte.

 

 

 
"QUE TAL. Hier depart de villa angostura,apres l acceuil tres chaleureux de CHRISTOPHE, un tout bon . ILS vont changer de cremerie ,mais suivait les , ce sont des pros.Passe la CORDILLEIRE par el paseo cardenal SAMORE(1321m). HE un peu de respect c est la Cordilliere des andes, tout de meme.Arrivee a ENTRE LAGOS apres 115kms.STOP, un 4x4 , avec 2 jeunes Direction OSORNO. PAS terrible.Vu un club cyclo de SANTIAGO, qui en passant m ont donne une banane, j en ai mange 4 dans la journee( je suis au regime). aujourd hui: OSORNO, puerto OCTAY, FRUTILLAR; la panamericana, sorte d autoroute ou je prends : LES CALLE DE SERVICIO, jeu de mots franco chilien....et arrivee a puerto VARAS . au bord du lac LLANQUIhue.
  HOLA que tal? para me esta muy buen. hier direction la ISLA grande de CHILOE. Arrivee a ANCUD je rencontre un cycliste etatsunien qui me dit que le bateau que je compte prendre a QUELLON est en panne::::et que le remplacant part de Puerto MONTT????MERDE  ,je suis passe ce matin juste a cote: Bon demi tour dare dare, et le soir pòur me consoler: la OLLA:paila de mariscos,ensalada y vino blanco. Et cerise sur le gateau : le Volcan OSORNO ,dans toute sa splendeur, avec le lago LLANQUIHUE devant: UN GRAND MOMENT. Demain j espere etre a CHAITEN. Hasta luego de CHAITEN. photos 1 le kama sutra Chilien,2 la table, 3 el MAGNIFICO.....
15/12/2006

HOLA ,?que tal¿Mi siempre muy bien. Apres bien des peripeties,je suis arrivee ce matin a CHAITEN. Le ferrie devait partir de p.MONTT a 12, a14 h 1 er depart , probleme moteur , demi tour . Redepart a 18 30 . Redemi tour ...le 3eme etait le bon a 19 30. arrivee a 5 h ce matin . PAS un chat dans les rues. SUPER...Je trouve ce pueblo plutot sympa, et maintenant :la carretera AUSTRAL et mon velo...MERDE aus bateaux...photo 1 .le marche aux poissons de P MONTT, 2 La ville de CHAITEN .....Je ne vous ai pas parler des gens rencontres, dans l ensemble tres sympas, et hier dans le bateau c etait l entraide et partage. Mais cote gonzesses : il y avait hier sur le bote 4 Peruviennes a croquer, et pour les Chiliennes ,il faut avoir une grosse faim vue l importance de ces dames.....
18/12/06
HOLA que tal? Ici une depression sur le sud , une super ambiance la patagonia, je pedale joyeusement sous la flotte. TOUT va bien . PAS DE PHOTO ,la vitesse est nulle, le soleil est revenu a l instant.HASTA pronto de COYAHIQUE.
(ville au dessus du rond rouge 12 sur la carte)

20/12/06
 

 HOLA , etape d aujourd hui: de VILLA MAÑIHUales a COYHAIQUE, sans presque de pluie(mais depuis il pleut...m en fout je suius a l abri).Route asphaltee, qui longe des rios au milieu des LUPINS, bleus,blancs et roses( mais pas vu ARSENE il devait etre bien cache au milieu...). Arrivee a COYHA vers 14 30 sous le soleil apres une belle montee. Vu plein de HUASOS avec leurs vaches ou leurs moutons, les paysages etaient tres verts avec autour des montagnes avec de la neige. Hier mange mes premieres cerises sur l arbre. Le parcours pour la suite: EL PASEO ROBALLO un peu avant COCHRANE et le passage en ARGENTINE ou j espere le mauvais temps va finir , et fissa a EL CHALTEN pour admirer le FITZ ROY.
PPhoto 1 : un HUASOS avec sa petite famille(mais il n a pas voulu me prendre en croupe avec  mon velo).
2 ma CANON au milieu des genets
23/12/06
)))FELIZ NAVIDAD, je suis a PERITO MORENO et demain a el CHALTEN par bus(un petit saut de BUS...) L internet est infernal ici. Donc a plus et joyeux noel a toutes et atous. L a photo sera pour plus tard....HASTA PRONTO

25/12 06

HOLLA, c est superbe. Passe la noel dans unresto d EL CHALTEN avec desfrancais recontres (2 de LYON et 1 de SISTERON, la terre estpetite..)
Aujourd hui je suis alle tutoyer le FITZ ROY, MAJESTUEUX, pas de pluie ,mais du vent quand meme...Demain depart vers EL CALAFATE et le perito MORENO ,le glacier...HASTA PRONTO photo: la preuve par 4 et le FITZ (on se
tutoie maintenent..)
28/12/06

 

HOLLA ,tout va bien ,sauf internet...Hier visite du glacier PERITO MORENO, GRANDIOSE. Vu quelques vautours mais impossible de les photographier( EL condor pasa....). GAG de la casquette du conseil general( HINATEA faut pas le dire a el Presidente)a EL CHALTEN un coup de vent et ma casquette s envole, un coup d oeil a droite :une voiture,un coup d oeil devant: un Minibus. Je fonce ,les voitures s arretent. Un coup de vent a droite , un coup de vent a gauche, et je cours toujours . UNe touriste veut m aider ,elle ecarte les jambes et les bras,un coup de vent a droite et la dame part les quatre fers en l air. Je saute la dame (en tout bien tout honneur..) . 
 2 fois le pied dessus et elle cours toujours .Finalement avec l aide d un jeune Argentin je recupere ma casquette ,un peu plus sale. Et tout le monde se marre....et la circulation peut reprendre....
Avec tous mes voeux de bonheur ,de joie , et de rire pour cette annee 2007.FELIZ FIESTAS Y FELIZ ANO NUEVO
30/12/06


Objet : ALTA GRACIA le 16 2 07

HOLA amigos.¿ Como le va?pour moi ca roule toujours. Hier la CUMBRE ,ALTA GRACIA ,sans probleme. Je suis dans la ville de la plus vielle estancia jesuite de la region de CORDOBA,et c est la egalement que EL CHE a passe son adolescence. Vu le musee du CHE, plutot "COCA COLA" avec plein de petites babioles touristique a vendre: le pauvre il doit bouffer le bois de son cercueil de rage de voir ca....Autrement c est une ville de l importance de GAP ,mais avec un monde,ca grouille de partout dans la rue principale...Demain retour a CORDO et par bus je compte aller au parque de CONDORITO voir encore ces fascinants CONDORS. A PLUS. Foto 1:j ai voulu acheter "un de ces petits lots" mais il n y avait que des blondes en stock, et je prefere les brunes...Foto 2: EL CHE. Je suis aller chez la coiffeuse,je commencais a me faire des couettes, coupe genre militaire: 7 pesos (1euro 70).Apres ,avec tout ce fric elle est partie faire la fete a HONOLULU....Et pour vous faire envie, le soir je dine au champagne ARGENTIN. (3 /4 euros la bouteille..)La belle vie dans ces sierras de CORDOBA....Ce soir je boirais une coupe a votre sante....BISES.

HOLA¿QUE TAL? para mi :bien muy bien pero el tiempo es malo...JUVIA JUVIA quand tu nous  tient....Je suis a P NATALES, petit port , plutot tranquile. Je passe la fin d'annee et lundi ,si je n ai pas trop mal aux cheveux, LAS TORRES DEL PAINE. Apres , PUNTA ARENAS et soit PUERTO WILLIAMS ou USHUAIA? Et retour vite fait par bateau a P MONTT et la regionde los lagos ou j ai rendez vous dans ma famille CHILENA. FELICES FIESTAS, avec du carmenere...
Photo 1 : je suis sur que vous allez me reconnaitre, photo 2 : rassurez vous ,j ai quand meme eu un siege. Si vous trouvez les photos belles ,c est encore plus beau sur place...hasta luego.
Merci pour ma future casquette CANNONDALE.BISES A TOUS
08/01/07

HOLA,¿que tal? para siempre muy bien.Je suis arrivee a USHU ce matin par le nouveau bateau qui fait la liaison avec P.WILLIAMS. Le choc , apres le petit puerto , ou je me sentais comme chez moi. Je logeais dans le village Amerindien ( si, si il en reste quelqu uns que ces foutus blancs n ont pas massacrer...). Hier grosse chaleur, balade en velo  et rencontre des Chiliens qui campaient a quelques kms de chez eux.Ils etaient venus faire du KAYAK. Et bien sur je me suis retrouve dans KAYAK bi place avec ANTONIO. Super !la vitesse a 2. Apres pris le KAYAK de ANGELA. Pas tres stable un petit tour et......j ai rate l atterrissage.....plouf le cul dans l eau du canal de BEAGLE.....Grosse rigolade...l eau n etait pas froide. Rentre a velo avec le cul humide...Aujourd hui grosse chaleur , cela fait du bien apres qq caillantes et le vent fou de PUNTA ARENAS( ils avaient tendus des cordes autour de la plaza de armas pour pas que les gens s envolent...j exagere a peine, avec le velo cela a ete une partie de plaisir....). Pour PEIRROT avec qui j ai roule qq temps: je suis a l hostal LA CASA,Gor PAZ 1380,fono432202,jusqu au 10 au soir.

PHOTO 1 cela ne s invente pas ,quand je suis descendu du ferrie a P.WILLIAMS: j ai trouve mon cafe. Du coup j ai dit aux patrons LORETO Y LITO qu ils pouvaient partir que je rentrai chez moi...Cela les bien fait rigoles. P WILLIAMS est un village plutot pauvre mais je n ai jamais vu des gens aussi souriants et marrants que dans ce village...LITO raconte partout l anecote de l arrivee , et cela fait marrer tout le monde...PHOTO 2 ????
PHOTO 2 c est moderne j ai pu couche dans un vrai lit...
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
11/01/2007

HOLA. UN petit dernier avant ma remontee vers le nord...vers le soleil.Cela fait tout drole a un francais de dire ca.HASTA LUEGO dans qques jours.
ohoto 1: j ai achete une brosse a dent et ce pharmacien m afait un rabais, donc il n est pas aussi MERCANTIL que ca....PHOTO 2 :MINCE ils ont reussi a me coince..je savais que la PATAGONIA n etait pas facile mais c est carrement le bagne...PHOTO 3 :heureusement avant USHU j avais eu  une petite recompense :un beso de la lolita....
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
13/01/2007

 
Hola amigos.¿QUE TAL? PARA mi ,MUY MUY bien. SOY a ESQUEL con mi bici ,sin problema par bus. Mas de 1 mes de BARILOCHE A USHUAIA con la bici y 2 dias y 2 noches de USHUAIA a ESQUEL . LA buena vida....Je suis arrivee ce matin a 6h30 apres une journee et une nuit dans un bus tres confortable. Je ne suis pas tres frais mais je vais joue au parfait touriste et prendre un petit train touristique( Ecartement de 75 cms) : LA TROCHITA .Un monument national....et revenir a ESQUEL par bici.J ai retrouve la chaleur ( hier j ai vu mon 1 er decollete depuis que je suis en AM SUD, et il etait tres bien garni, j ai apprecie....je l ai photographie avec les yeux .bienfait pour vous ,vous n avyez qu a etre avec moi...)   photo 1 LA TROCHITA, photo 2 ??? hasta luego et joyeux anniversaire a ceux qui sont nes au debut JANVIER. Certains et certaines n ont pas repondus a mes souhaits de nouvelle annee, vous faites la g.....e ou quoi....photo 2 ca caille sur la banquise sans slip....
16/01/2007

Objet : EL BOLSON sud de BARILOCHE, region de los lagos
HOLA amigas y amigos.¿Como le va? Para mi siempre muy suerte y buena vida.La journee d hier: une etape comme je ne les aime pas;130 kms avec des montees, rien a voir ( vu un lievre,qui n a pas repondu a mon salut,et qq bandes de tourterelles, 3 bus dangereux...et le vent de face...la joie) entre deux rangees de barbeles.D un cote l estancia BENETON de l autre une autre estancia.Bon arrivee a EPUYEN vers 17h passablement creve, hosteria REFUGIO del LAGO tenue par des Francais ,accueil un peu froid(francais quoi...).Et camping dans ma petite tente,apres une douche. Un couple d ARGENTINS de NEUQUEN Capitale pour voisins qui m invitent a la cena vers 10h.Listo, je vais manger un morceau avant et acheter une bouteille de Vino type bourgogne. Ricardo fait la cuisine, pendant que Myrta me raconte sa vie.Et oh miracle a 10h 10 le Pollo avec champignons,petits pois,oignons,un litre de vin blancet beaucoup de piment a fini de cuire sur le feu de bois...Super le chef cuisinier et au bout du poulet , de la bouteille de bourgogne et avoir entame la 2 bouteille de MALBEC. Panne de courant dans le camping....Sur le coup de l emotion et peut etre du vin ...je ne retrouvais plus ma tente....Apres j ai roupille comme un loir et je n ai rien entendu des bruit de la nuit(beuglement d un veau m a dit MYRTA) et comme RICARDO qui a ronfle comme un bien heureux.....La buena vida. Aujoud hui EL BOLSON  et un 3 Etoiles(mais je vais regretter le camping car mes voisins m invitent a manger...    J ai pris L expreso patogonico(30 kms a l h ,maxi) et retour en bici, et au retour la TROCHITA a heurtee une auto...sans blesser personne serieusement....Photo 1 le nouveau chauffeur de la TROCHITA, photo 2 le te de nain Maggie(abuela Gales) j ai presque tout mange
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
18/01/2007
Objet : bariloche
 
cA Y EST ,JE SUIS REVENU A MON POINT DE DEPART. Hier grande journee, 100 km de EL BOLSON a VILLA MASCARDI (un tres joli lac). Pas moyen de trouve un lugar pour me coucher: Je rencontre un ARGENTIN en train de couper de l herbe, et c est parti. EFRAIM y su esposa SONIA sont guardien d un complexe de chalets d un francais de BARILOCHE. Je plante ma petite tente, j ai une douche chaude et en plus une cena preparee par Efraim ( metis de MAPUCHE) , un grand gamin de 30 ans ,tres content d avoir ce drole de touriste chez lui...Tous les 2 sont des BRICOLEURS de genie, lui a construit sa CASA, et elle avec l enveloppe d une noix de coco a fait un chapeau et une superbe poupee. C etait mal parti et finalement j ai passe une soiree super sympa...Voila la vie d un traineur de route a velo....Foto :la vue d hier soir. Je ne vous ai pas parke d EL BOSON ,superbe petite ville tres touristique,.Blottie dans un ecran de verdure avec de belles montagnes tout autour......Venez voir par vous meme....
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
19/01/2007
Objet : BARILOCHE

Salut a tous. Hier en arrivant a BARI  dans los barrios du haut ,une odeur d empenadas irresistible.Je m arrete et je fais la connaissance dOSCAR*un mapuche* et de son AMI 6 ou 8. Datant de 25 ans ,dans un etat de decomposition avancee, la voiture, pas OSCAR....mais elle fait toujours ses 400 kms par smaine...les photos , admirez les essuis glace manuels *merci la chambre a air ......*. Les voitures sont tres chers ici ,les gens les font durer au maxi. Surtout pour les MAPUCHES *gens de la terre,mais sans beaucoup de terre que leur on piquee les blancs*. J ai souvent de bons contacts avec ces AMERINDIENS. Avant hier j ai rencontre un couple d ANGLAIS, et comme je me promene avec une bandera de la FRANCIA et une de UNION EURO. Alors bien sur les anglais ne mettent pas la baniere de la UNION et ils m ont dit qu ici il ne fallait pas montrer la bandera de la ENGLETERRA .....a cause de las MALVINAS....HASTA luego
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
22/01/2007
Objet : JUNIN DE LOS ANDES

HOLA j espere que pour vous tout va bien.Apres une journee un peu rude hier(beaucoup de trafic sur la piste des 7 lagos et une poussiere d enfer, je suis resorti tout gris de la piste..).Aujourd hui petite etape a JUNIN , que je trouve plus aere que SAN MARTINet surtout moins de monde. Lavage de mes vetements qui en avez vraiement besoin....Demain Paso TROMEN , et apres CARARREHUE ,PUCON ,VILLARICA et TEMUCO . Pour le retour je verrais par ou je repasserai(a cause de la poussiere). FOTO Arrivee a JUNIN et bien sur un indien est la pour me prendre la photo...CARLOS de SAN MARTIN.FOTO 2 Mes gardes du corp....Vous les verrez qu en j aurai trouver un INTERNET correct....LO SIENTO,HASTA LUEGO
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
23/01/07
Objet: VILLARICA region de los lagos CHILENOS

 

SALUT A TOUS . Je suis arrivee aujourd hui a VIILARICA ou j ai retrouve mes reperes de l annee derniere.Pas vu le volcan ,les nuages le cachent ,mais pas de tremblo d annonce. Hier journee un peu rude , EL PASO MAMUIL MALAL 1256 metres, eh oui les ANDES ne sont pas toutes tres hautes. Je ne vais pas ameliorer mon score de plus de 3000....Apres la premiere partie asfalte ,le ripio pendant 55 kms et sous des averses ,pas trop fortes. Je suis arrivee a CURARREHUE,village mapuche, et j ai trouve a me loger dans la casa del campesino.Je suis devenu un vrai mapuche....et le soir pastele de choclos, basos de murray,y un baso de agua de canilla.Et comme je voulais boire du vin,la pasteleria n avait pas la licence alcool, j ai eu droit a un petit verre....de licor de frutas.....fotos :1 Arrivee a JUNIN,2 mes 2 gardes du corps,  foto 3 moi  je prefere celui de la vigne.. 4et je ne suis pas le seul...(c etait les 60 ans du plus petit...), 5le vocan LANIN ,3776 metres, et6 le signal du volcan VIILARICA est au vert......Pour la suite ,demain VALDIVIA pour aller voir les lobos marinos, jeudi :LICAN RAY ,COÑARIPE apres TEMUCO et je verrais pour le retour car le ripio(la piste cailloteuse et surtout poussiereuse me gonfle et heureusement que la canon a un amortisseur avant..) Peut etre par COÑARIPE ou PUERTO VARAS ,ENSENADAS,LAS CASCADAS,y PASO del cardi SAMORE et mon carabiniero prefere. Plein de fotos , j ai trouve un serveur correct, pas le clavier de l ordi mais on ne peux pas tout avoir...msg pour BERNARD, ton bricolage tient pour l instant, msg pour JEAN PIERRE : fais gaffe et garde le moral...Une petite derniere : hier je suis passe tout pres de ALUMINE...et j ai chante pendant qq kms :ALUMINE EL FUEGO, lo siento JHONNY, et faut pas vous plaindre de ce jeux de mot ,je vous epargne le son......HASTA LUEGO
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
27/01/07
SALUT a tous. Je suis a TEMUCO dans ma "familia CHILENA", ou je vais rester quelques jours ( ils me gardent en "otage"....) mais rassurez vous ils vont me relacher tres vite...ICI toujours beau temps ,soleil et 20 a 30 degres. Et vous en FRANCE c est l hiver ou pas? Pense bien a vous.Vous n aurez pas de photos car l ordi n a pas de puerto USB. ALORS a plus. HASTA LUEGO
29/01/07

 

HOLA AMIGOS.¿Como estas? Je suis tourjours "prisonnier" mais avec un regime de faveur: nous avons dejeunes dans un resto de poison tout pres de l ocean. C etait tres agreable. TEMUCO est une grande ville maintenant avec avec beaucoup d universitees. Je reprends la route demain ,recap au sud. Fotos 1: et...... c est du poulet.?...  c etait vraiement le trou....,foto 2 mes amis FRED Y MARIA ISABEL ,des amis de 25 ans, foto 3 ???on appelle ca le pacifique??? HASTA LUEGO.
31/01/07

HOLA amigos.¿Como esta? J ai repris la route hier,de GUEPE a SA N JOSE de la MARIQUINA. Trouve un hotel dans une maison Allemande du debut du siecle dernier, superbe ,juste au bord du rio CRUCE. Ce matin ,je me suis dit que VALDIVIA n etait qu a 50 kms et que j avais le temps.J ai toujours plusieurs itineraires dans la tete et en fonction du soleil, je choisi.Photo 1 : je ne pouvais pas ce jeux de mots chilien-francais( ceux qui n auront pas compris peuvent me le dire), PHOTO 2 SAN JOSE.HASTA LUEGO a OSORNO????
03/02/07
Apres OSORNO je suis arrivee a P. VARAS ou il y a une semaine musicale a FRUTILLAR(23kms). Je reste au moins jusqu a samedi soir. TOUT va bien , j ai roule sur la PANAMERICANA , sorte d autoroute avec des peages (sauf pour les velos), des tracteurs sur le bord, des gens a pieds, des cavaliers et des velos....avec pendant 150 kms la vue sur le volcan OSORNO dans toute sa splendeur,le PUNTIAGUDO( le pointu). Apres ENSENADA, LAS CASCADAS ,ENTRE LAGOS et le retour en ARGENTINE...Et apres j irais peut etre ,en voiture ,. HASTA LUEGOdans la region de CORDOBA. HASTA LUEGO. foto 1 Les volcans, le LLanquihue et P VARAS. Et bien pas de photo car le p. USB ne fonctionne pas MERDE.....

 

foto 1 : les volcans, foto 2 : Ginette ACEVEDO(moment de musique Chilena. Comment vous ne connaissaient pas la GINETTE...Incultes...). foto 3 : Clair de lune a MAUB....perdu, sur el lago llanquihue. Ce soir :concert a PUERTO VARAS de la semana musical de FRUTILLAR. Demain je redeviens un "cretin"de cycliste.....TCHAO ,TCHAO.
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
06/02/07
Objet : Villa la ANGOSTURA ,ARGENTINA

 

HOLA  amigos. ¿como le va?Pour moi ca roule....Avant hier: P.VARAS,ENTRE LAGOS :130 kms dont 65 de piste.Je suis arrive tout GRIS, par la poussiere.Hier : ENTRE LAGOS, VILLA ANGOS, avec une partie avec des averses,et comme cela n etait pas un jour de forme ,j ai "rame" toute la journee....QUE je vous raconte ma journee "culturelle " de P VARAS: 2 evements. 1)une immense table (30m)remplie de tartes, avec un joueur d accordeon BAVAROIS,en culotte de peau mais sans le chapeau avec la petite plume..Un monde fou,des grandes files d attente pour acheter les billets pour pouvoir se "goinfrer" de parts de tartes(cela ne m etonne pas qu apres je trouvent les CHILIENS et surtout les CHILIENNES  plutot"enveloppes". 2)Un cuarteto latinoamericain de guitarras,dans le cadre des  SEMANAS MUSICALES de FRUTILLAR. Tres peu de monde a l hotel del LAGO pour ecouter du BACH,BIZET,RAVEL,SAINT SAENS et ASTOR PIAZZOLLA......Foto 1 LES tartes, foto 2 le concert.Foto 3 Le volcan OSORNO (pour le plaisir des yeux).HASTA LUEGO.
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
07/02/07
Objet : BARILOCHE

 
 

HOLA vous tous. ¿Que tal? Pour moi ca roule toujours.Je suis de retour a SAN CARLOS DE BARILOCHE, cela fait la 2 eme fois que je reviens a la force des mollets,la 3 eme je rentre en FRANCE.Je ne vous ai pas raconte,mais mon dernier passage de frontiere,entre le CHILI et L ARGENTINE(je commence a avoir l habitude depuis mon depart cela doit fair la 6 eme fois). Les temps d attente sont toujours assez longs et je craignai le passage au poste ARGENTIN qui ai  toujours assez long. He bien perdu¡ J ai beneficie d un traitement de faveur. C est vrai que je suis arrive plutot trempe,et je n ai jamais passe une frontiere aussi vite.Les gendarmes m ont fait passer devant tout le monde.Comme quoi il ne faut jamais desesperer......A bientot pour la suite du periple: soit CORDOBA(3000kms ida y vuelta) soit TREVELLIN????Demain est un autre jour....photo 1 et 2 :ce n est pas la maison dans les arbres mais les arbres dans la maison..(c est resto que je compte essayer ce soir..),photo 3: moment sacre en ARGENTINE; la sieste....
11/02/2007

j ai choisi la destination la plus lointaine....1650 kms, 23 heures de bus mais avec ma bici dans le bus. Arrivee ce matin a 8 h ,comme prevu. CORDOBA ,2 eme plus grande ville d ARGENTINE (1 300 000),bien conservee, avec un quartier jesuite assez important et le plus grand TENADOR LIBRE de l ARGENTINE ou on peux manger autres choses que de la viande.....De rouler ca creuse et comme je suis epais comme un i, ce soir ce sera GROSSE BOUFFE avec champagne.....Vive la vie et toutes les joies qu elle procure.Il fait tres chaud ici et mardi je reprends mon velo ,direction les sierras environnantes:VILLA CARLOS PAZ,COSQUIN,,La FALDA;La CUMBRE et ALTA GRACIA(musee del CHE) et pour finir le periple MORTEROS  . Retour en bus a BARI pour les derniers jours de ce periple.Voila je vous ai tout dis...HASTA LUEGO. PHOTO 1:le resto des arbres(c est tellement bon qu un client a pris racines...J ai trouve ce resto tres bon mais  cher et en faisant le calcul en EURO,cela valait pas tout a fait 15 eu....) Photo 2 :le temple du chocolat (pour 2 petites gourmandes...)PHOTO 3 CORDOBA:Le colegio de MONTSERRAT,PHOTO 4: la MANZANA JESUITICA, 1 ere universite de l ARGENTINE. Vous voyez je ne pense pas qu a manger et a boire....
Roger etant trop dur pour les locaux maintenant je suis JULIO...y su canonndale
12/02/2007
Objet : CORDOBA

 

J espere que vous avez recu mon dernier msg de CORDO. Voici qq fotos de CORDOBA: foto 1: le laveur de vitres acrobate.Foto 2 :la catedral,Foto 3 (a ne pas mettre sous tous les petits yeux..) la presse du coeur...du marchant de journaux a cote de la catedral....Allez une derniere : Match de foot entre RIVER PLATE Y LANUS ;resultat 1 a 0 pour RIVER.On peut dire que LANUS ,l a eu dans dans le c... Je sais , c est pas terrible mais mettons ca sur le compte de la fatigue du periple....Hasta luego
14/02/2007
 LA CUMBRE


LA PHOTO du parapentiste et du condor.Un sueno!...2 Le maitre des cieux :el
maestro CONDOR.Pour Jean Pierre, ma reponse:medite la maxime de LA
CUMBRE....et halte aux cadences infernales ,je ne suis pas chez
RENAULT...HI,HI. C est toujours le pied,ici. J ai ete un peu decu par CORDO,
mais les SIERRAS rachetent tout.SUPERBE. A plus,bises.Si seulement cette
putain de messagerie de VOILA voulait bien me lacher la grappe,tout serait
parfait.....
16/02/2007
ALTA GRACIA
 


HOLA amigos.¿ Como le va?pour moi ca roule toujours. Hier la CUMBRE ,ALTA GRACIA ,sans probleme. Je suis dans la ville de la plus vielle estancia jesuite de la region de CORDOBA,et c est la egalement que EL CHE a passe son adolescence. Vu le musee du CHE, plutot "COCA COLA" avec plein de petites babioles touristique a vendre: le pauvre il doit bouffer le bois de son cercueil de rage de voir ca....Autrement c est une ville de l importance de GAP ,mais avec un monde,ca grouille de partout dans la rue principale...Demain retour a CORDO et par bus je compte aller au parque de CONDORITO voir encore ces fascinants CONDORS. A PLUS. Foto 1:j ai voulu acheter "un de ces petits lots" mais il n y avait que des blondes en stock, et je prefere les brunes...Foto 2: EL CHE. Je suis aller chez la coiffeuse,je commencais a me faire des couettes, coupe genre militaire: 7 pesos (1euro 70).Apres ,avec tout ce fric elle est partie faire la fete a HONOLULU....Et pour vous faire envie, le soir je dine au champagne ARGENTIN. (3 /4 euros la bouteille..)La belle vie dans ces sierras de CORDOBA....Ce soir je boirais une coupe a votre sante....BISES.

 
17/02/07
CORDOBA



Je suis de retour a CORDOBA , pour pouvoir prendre un bus jusqu au parque del condorito(pas de camping,nada).5/6 heures de marche et la quebrada des condors,pour demain si le temps est clair.Je ne recois pas beaucoup de nouvelles de vous.Vous m avez oublie? Si c est vrai je reste ici dans las SIERRAS de CORDOBA......A bientot.PHOTO : l estancia jesuite de ALTA GRACIA.


 
19 /02/ 07
CORDOBA

 


HOLA .¡QUE TAL? Pour moi: cela ne roule pas! Hier j ai pris un bus pour aller au parque del CONDORITO.4 h de bus ,4 h de marche ,et plus d 1 h a admirer l ecole de vol libre de papa et maman CONDOR apprennant a leur progeniture les finesses pour planer et prendre les courants ascendants. Un machito, deja bien imposant nous a fait une demonstration de son art:il est passe 2 ou 3 fois au dessus de nous pour voir ce que nous faisions la.Incredible ,comme disent les locaux.Cette quebrada , est un site de nidification des CONDORS et des AGUILAS(AIGLES), avec le rio condorito en dessous. Et bien sur ,au retour ,je me suis fait un petit somme (ca c est pour JEAN PIERRE). Et demain ,bus a nouveau (4h) pour aller a MORTEROS rendre visite aux ROSSO,et retour le 21.Les distances dans ce pays sont enormes,et mes vacances touchent a leur fin.Apres retour a BARI(23h,1650kms).Je comptes reprendre mon velo pour les derniers kms de ce periple, autour de BARI.HASTA PRONTO en FRANCIA. Fotos: Les maitres du ciel.( c est etonnant de voir un oiseau aussi laid ,devenir aussi beau en vol...),Foto 3 :rencontre avec un llama(je me suis sauve avant qu il me crache dessus,vu ses oreilles couchees.Il etait en train de fabiquer un beau crachat

22/02/07
CORDOBA
HOLA. ¿ Como le va? Para mi siempre muy bien. Je suis revenu ce matin de MORTEROS(pris le bus a 5 h....c etait un peu tot..), ou je suis venu rendre visite a MYRIAM Y ELADIO ROSSO, que j ai recontres  a COCRANE, au CHILI. J etais venu pour une journee mais le soir il y avais un ASADO.....alors je ne pouvais pas partir comme ca.....MORTEROS est une petite ville tres propre et prospere ( beaucoup d elevage de bovins pour le lait): Hier visite de MIRAMAR avec ELADIO,au bord de  la MAR CHIQUITA(une mer interieure) , avec le grand HOTEL VIENA  dont les´patrons ont disparus mysterieusement en laissant tout sur place.La rumeur fait etat que les patrons etaient des NAZIS...ce qui peux expliquer leur disparition rapide....Et apres visite du CAMPO d ELADIO qui eleve des vaches laitieres. Ils se sont evertues a me faire reprendre le poids que j ai perdu(beaucoup manger et bu pas mal de champagne, il faut que je rentre sinon je vais devenir alcolo..).A 17 h je reprends un bus pour BARILOCHE. Alors a plus y MUCHAS GRACIAS A MYRIAM y ELADIO. HASTA LUEGO. Foto 1 : en attendant l asado.Foto 2 : La plaza de armas de MORTEROS.
 
 
 

 

 24/02/07
BARILOCHE

HOLA .¿como le va? Je suis revenu a BARI apres un voyage en bus du 22 a 5 h au 23 15h....Tout va bien , je prepare mon retour.Mais je vais quand meme faire mes derniers kms de ce voyage autour de BARI.HASTA PRONTO a los FRANCES y HASTA LUEGO a los CHILENOS, ENGLES,ARGENTINOS.FOTOS 1 : j ai "vole" la moto a un BRAZILIERO(mais avec son consentement ,il etait plus baraque que moi et mes 60kgs...),FOTO 2 Les glaces pour les petites gourmandes..

 

26/02/07
Bariloche
HOLA. ¿que tal? Para mi siempre bien, pero un poco de triteza  de salir.Un dernier msg de BARI , je pars demain et je serais a GAP le 1 03 . Cela a ete un beau voyage ,tres interessant, j ai fais de belles rencontres. Bien manger et bien bu aussi....Hier j ai goute le champagne SENETINER ,superbe...Merci ELADIO du conseil. UN GRAND MERCI a tous de m avoir accompagnes , avec vos commentaires, pendant ce voyage( j ai apprecie tous les msg recus).QQ derniers jeux de mots "foireux" franco-espagnol: je suis passe a SAN ROQUE ,c est vrai je n ai vu que des gros chiens....a LOS COCOS, je n ai pas vu MARIE GEORGES....A VILLA CARLOS PAZ ,vu un chien qui attendait devant une maison dont le nom etait "LOS NONOS", j en ai deduis que c etait un chien intelligent car il savait lire le francais.....FOTOS :la deudeuche a tout faire, foto 2  y 3 ,L almuerzo d hier a VILLA MASCARDI


HOLA. Voila la "cannondale" est emballee, les bagages boucles. Et je suis sur le pied de guerre pour affronter les 40 h de voyage. Avec 2 passages plutot penibles a BUENOS AIRES et PARIS. HASTA LUEGO ,CHILE Y ARGENTINA . HASTA PRONTO (27 h) FRANCIA. La ultima foto: mi equipaje.....

 

 

 

  

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

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